Hyperréalisme en noir et
blancAgathe Verschaffel
Agathe Verschaffel, artiste calaisienne autodidacte de 26 ans, possède la faculté
d'exprimer la poésie des friches industrielles désaffectées. Elle y valorise cet aspect sombre de la société que l'on souhaite parfois oublier. Après diverses expériences picturales, elle peint
aujourd'hui essentiellement en noir et blanc. Une manière pour elle "de jouer avec les contrastes et de faire naître l'émotion". Emotion qu'elle ressent face aux architectures industrielles de sa
ville natale aujourd'hui délaissées, "patrimoine qui s'envole" dont Agathe veut témoigner. Pour cela, elle livre, d'après photographies et une centaine d'heures de travail, des oeuvres
hyperréalistes qui mettent en valeur les rythmes rationnels et rassurants des façades tout en soulignant la fragilité de ces lieux menacés. Briques, fenêtres et bow-windows deviennent autant
d'éléments à explorer, autant de matières à retranscrire et à caractériser, comme un défi lancé à la photographie à laquelle, pourtant, elle n'est jamais assujettie.
Le travail d'Agathe Verschaffel sur l'usine Boulart, réalisé en 2006, donne une nouvelle résonnance au bâtiment. Désormais musée de la dentelle, il achève aujourd'hui sa mue mais conserve le caractère qui a séduit l'artiste. Ces toiles, qui témoignent d'un passé révolu, contribuent à écrire l'histoire du lieu. Histoire que les architectes poursuivent, valorisant également dans leur travail les reflets que l'artiste recherchait dans les carreaux brisés du site...
Le travail d'Agathe Verschaffel sur l'usine Boulart, réalisé en 2006, donne une nouvelle résonnance au bâtiment. Désormais musée de la dentelle, il achève aujourd'hui sa mue mais conserve le caractère qui a séduit l'artiste. Ces toiles, qui témoignent d'un passé révolu, contribuent à écrire l'histoire du lieu. Histoire que les architectes poursuivent, valorisant également dans leur travail les reflets que l'artiste recherchait dans les carreaux brisés du site...
Sophie Henwood